07 avril 2007
La tarification sociale dans les transports en commun
Donner l'accés aux transports en commun aux plus pauvres ?
Alors qu'en Ile de France les RMIstes ont à présent accés aux TC depuis la samedi dernier (31/03/07), à Lyon ce sujet a fait débat et s'est concrétisé depuis les années 90.
De quels pauvres parle-t-on ? Doit-on se baser sur des critères liés aux statuts (chômeurs, RMIstes, etc.) ou plutôt sur des niveaux de revenus ?
Voilà certaines des questions que les acteurs dont je donne à voir l'action ont eu à élucider entre 1995 et 2006.
Mémoire de master SGC à l'IEP de Grenoble et annexes :
Un peu plus technique : un rapport de la documentation française sur la mise en oeuvre de l'art 123 de la loi SRU.
Bonne lecture,
Aradzi
07 avril 2006
Groupes de pression, groupes de consensus
Une nouvelle fiche de lecture: Article de Rémi Lenoir
"Groupes de pression et groupes consensuels : contribution à une
analyse de la formation du droit", Actes de la recherche en sciences
sociales, n°64, septembre 1986, pp.30-39.
"L’élaboration du droit de la famille offre un cas
particulièrement révélateur du processus de formation des règles juridiques"
Groupes_de_pression_et_groupes_consensuels__contribution___une_analyse_de_la_formation_du_droit.pdf
Bonne lecture!
RA
31 janvier 2006
L'expertise, plus qu'un outil d'aide à la décision pour la puissance publique
Une note sur le thème de l'expertise et sa relation avec le pouvoir et la décision publique
réalisée dans le cadre du séminaire "Les gouvernants à l'épreuve des
risques et des crises", animé par Claude Gilbert et Yannick Barthe.
L_expertise__plus_qu_un_outil_d_aide___la_d_cision_pour_la_puissance_publique.pdf
25 janvier 2006
L'apport de l'histoire dans la sociologie de l'expertise
Impuretés
et compromis de l’expertise, une difficile reconnaissance
A propos des risques collectifs et des
situations d’incertitude
de Yannick
Barthe et Claude Gilbert
Plan de l'article
Résumé
Introduction
Les limites des postures critiques : la méconnaissance des
contraintes de justification
Une frontière de plus en plus problématique
L'expertise comme recherche explicite de compromis
L’impossible indépendance des
experts
Des compromis rendus nécessaires
Conclusion
Notes de lecture et dossier de l'exposé
Impuret__et_compromis_de_l_expertise__une_difficile_reconnaissance__Notes_de_lecture_1.pdf
L_apport_de_l_histoire_dans_la_sociologie_de_l_expertise__dossier_1.pdf
aradzi
15 janvier 2006
La judiciarisation de la société
La mobilisation croissante du droit et de la Justice se manifeste dans de
nombreuses sphères de la vie sociale. Les « affaires » de santé
publique comme le sang contaminé ou l’amiante, largement relayées et véhiculées
par les médias, sont des symptômes d’une quête de transparence dans la gestion politique, mettant en cause des hommes
politiques tout comme les chefs d’entreprise et experts. Les associations au
service de groupes marginalisés ou de « minorités » se multiplient,
usant du droit pour faire valoir leur cause ; la Justice est aujourd’hui
introduite jusque dans les écoles : les recours au juge semblent
constituer l’ultime moyen de faire régner l’ordre et l’équité, alors que le
tissu social se délite progressivement. La judiciarisation du social, dans la
sphère privée comme publique, est l’illustration d’un changement des
mentalités ; le nombre de conflits est-il en augmentation ou cette
évolution constitue-t-elle l’aveu de l’incapacité généralisée à traiter les
conflits sociaux par le dialogue et la négociation ? Le droit devient-il
le seul moyen de se faire entendre ?
De manière générale, la judiciarisation peut se définir comme le processus au cours duquel « un traitement juridique ou judiciaire se substitue à un autre mode de régulation sociale»[1]. Après le déclin de l’autorégulation sociale par des institutions traditionnelles comme la famille et l’école, une partie de la régulation sociale se déplace aujourd’hui de l’Etat Providence vers la sphère judiciaire. Nous envisageons ici le terme « société de droit » en tant que société régie et régulée en grande partie par le droit, comme résultat d’un processus de judiciarisation. Antoine Garapon parle de « juridictionnalisation de la vie collective » pour désigner ce phénomène dans lequel « Le juge se manifeste – voire contrôle – dans un nombre de secteurs de la vie sociale chaque jour plus étendu. »[2].
D’où provient cet engouement généralisé pour le judiciaire, et surtout, quels changements exprime-t-il et quelles en sont les conséquences sur les moyens de contrôle et de régulation de la vie sociale ? La judiciarisation du social est-elle une conséquence de la crise de représentation actuelle, et le droit une source légitime de revendication sociale ? Le judiciaire prend-t-il le pas sur le politique, en s’imposant dans un nombre croissant de sphères, privées comme publiques ? Enfin, qui sont les acteurs impliqués, habilités à faire valoir, ou pas, les intérêts d’une minorité par l’usage du droit ? Sans focaliser sur les acteurs issus su champ proprement juridique[3], nous tâcherons de montrer comment le droit devient une ressource pour une multiplicité d’acteurs, sociaux et politiques. Leur investissement croissant dans les causes sociales peut être perçu comme une réponse aux demandes par certains secteurs sociaux d’une défense de leurs droits, mais aussi comme le résultat d’un construit qu’ils auraient eux-mêmes généré en rendant visibles des problèmes jusque-là non définis comme tels. Il faut donc se demander quels effets produit la judiciarisation sur la participation de la société à la création et à l’application des droits sociaux, mais aussi quels « intermédiaires » rendent possibles ces évolutions.
Dans un premier temps, nous nous efforcerons non seulement d’étudier ce phénomène de judiciarisation comme expression et résultante d’une nouvelle demande sociale – et ce, en relation avec les évolutions supposées de l’Etat – mais aussi de nous interroger sur les implications d’un tel processus pour la démocratie c’est-à-dire, ses répercussions sur la participation de la société à la création et l’application de ses droits, notamment sociaux. Nous analyserons ensuite les caractéristiques des nouveaux entrepreneurs de droit issus des champs social et politique.
[1] Jean, Jean-Paul, « La judiciarisation des questions
de société », Après-demain, 398, oct-nov 1997, p. 21.
[3] Ce sera l’objet du travail
de Ouassim Hamzaoui
Exposé sur droit et société:
Droit_et_Soci_t_.pdf
27 novembre 2005
Les politiques de la science à l'épreuve de la mondialisation
Réalisée dans le cadre du séminaire de Sociologie Historique de la Puissance Publique Experte,
Présentation du texte de P. Bourdieu : Science de la science et réflexivité p.5-66.
Quelques éléments de sociologie des sciences.
La fiche support: plan, bibliographie, annexes (dont un tableau récapitulatif des différents courants).
Fiche_support.pdf
Les notes pour l'oral de la présentation
Notes_pr_sentation_orale_.pdf
Notes de lecture pour Science de la science et réflexivité, p.5-66
Notes_de_lecture.pdf
Bonne lecture!
aradzi
17 mars 2005
Pour des compléments sur Bourdieu...
Visitez le site suivant : http://www.homme-moderne.org/
Vous trouverez votre bonheur si vous vous intéressez à l'école de Pierre Bourdieu. Notamment, on y trouve des informations sur Frédéric Lebaron, et la vision, qu'il partage avec Pierre Bourdieu, de l'économie, soit de la domination néolibérale...
Bonne visite !
Bourdieusiennes, Bourdieusiens
Ce qui suit s’inspire librement de ce que l’on peut lire dans La science politique de Philippe Braud aux éditions puf dans la collection Que sais-je ?, 2001 ? 124p, p.85 à 92
Philippe Braud est ancien directeur du Département de Science Politique de la Sorbonne et professeur à l’IEP de Paris.
Je n’ai pas la prétention d’écrire un cours sur la pensée de Pierre Bourdieu, et très certainement je complèterai, voire modifierai, mon article.
Pierre Bourdieu avec son ouvrage fondateur Esquisses d’une théorie de la pratique[1] a exercé (et exerce toujours aujourd’hui) une influence majeure sur la science politique en particulier, plus généralement sur les sciences sociales. Si bien qu’il y existe des disciples mais aussi des opposants à P. Bourdieu.
Replaçons nous dans le contexte : dans les années 70, la science politique était peu structurée intellectuellement avec peu de références, en particulier, compte tenu de l’antiaméricanisme latent, il existait un refus d’aller voir les ouvrages nord-américains.
Le courant de Bourdieu, caractérisé par une rigueur (rigidité) de pensée offrant « un outil théorique performant, capable de donner le sentiment rassurant d’une maîtrise des terrains à défricher », s’est donc rapidement développé.
Il en résulte trois effets principaux en science politique :
- l’introduction de nouveaux outils théoriques
- un déplacement des questionnements
- une sociologie missionnaire
I. Les nouveaux outils théoriques :
Bourdieu développe un langage avec des mots / concepts propres à son école de pensée :
- habitus
- hexis
- ethos
- champ social
- marché et capital
La problématique de la domination :
La domination est liée à la détention d’un capital économique, social, culturel ou symbolique. Elle façonne les rationalités consciente et inconsciente.
Force est de constater que l’exercice du pouvoir engendre des effets de domination, ainsi ce concept s’applique bien à l’étude des phénomènes politiques.
Riche d’une double tradition marxiste et wébérienne, Bourdieu jouit d’une grande légitimité scientifique. Il invite les chercheurs à rechercher dans un contexte donné une « inégale répartition des moyens d’expression, d’influence et de coercition ».
Néanmoins Bourdieu a rejeté des concepts importants :
- marge d’initiative des acteurs
- dynamiques d’ordre stratégique ou émotionnel
II. Un déplacement des questionnements
Il n’y a pas de « savoir neutre, affranchi de toutes déterminations sociales », déterminations invisibles qui sont inscrites dans la position du savant, en effet le chercheur a souvent tendance à reconstruire les choses, opérer des traductions qui tiennent de ses représentations. Il faut donc s’interroger sur les enjeux de luttes de sens qui existent dans le langage utilisé et dans les concepts invoqués pour décrire, interpréter et expliquer.
III. Une sociologie missionnaire :
Les sciences sociales ont un rôle : combattre la domination, pour l’émancipation. Les dominants ont partie liée avec la méconnaissance, la dénégation, le refus de savoir. Ils favorisent les routines de la pensée commune ou les inclinations du bon sens bourgeois (…) ou les demi-savoirs de la science officielle.
Savant = engagé
Cependant ce positionnement entre en contradiction avec le principe de la neutralité axiologique de Max Weber, i.e. le chercheur met de côté ses convictions personnelles (politiques et idéologiques). Principe de neutralité, lui même en parfaite contradiction avec l’idéologie marxiste orthodoxe pour qui les intellectuels sont au service des partis révolutionnaires.
Comment Bourdieu parvient-il à mettre en accord ces deux principes ?
Pour Bourdieu, il faut avoir une démarche rigoureuse à la Weber. Cependant, quoiqu’il en soit, les travaux réalisés ébranleront les dominants dans la mesure où ils apportent un éclairage sur le réel et donc, sur une situation de domination particulière…
Mais, comme le souligne P. Braud, les dominants peuvent très bien, et ils en ont souvent toute latitude, se servir de ces travaux pour accentuer un peu plus leur domination.
Alors la démarche bourdieusienne est-elle efficace ?
A lire l’ouvrage de Frédéric Lebaron, il me semble que oui. Evidemment, un ouvrage en soit n’aura pas les moyens de contrebalancer une domination existante. Mais il me semble tout à fait pertinent de relativiser les discours et les situations, en particulier économiques, à l’aune de ce concept de domination. Force est de constater, (ma faible expérience ne m’empêchera pas de généraliser), que les professeurs d’économie sont bien souvent conquis à l’idéologie néolibérale et caricaturent toute autre idéologie économique (néo-marxiste, totalitaire, contre la notion de progrès et de croissance intrinsèque à l’homme, impossible, absurde, pensée rétrograde, méprisant les mouvements protestataires de porto-alegre…). Il me semble au contraire que le totalitarisme intellectuel est celui qui s’exerce tous les jours autour de nous si nous n’avons pas les moyens d’une autre information, permettant une remise en question des certitudes véhiculées dans l’air; et, du fait même des phénomènes de dominations, ces autres voix sont rares et faibles. Est-ce que cela ne pose pas problème dans ce qu’on se plait à appeler un état démocratique moderne ?
A ce titre l’existence et l’action d’associations telles que Raisons d’agir sont primordiales.
[1] P. Bourdieu, Esquisse d’une théorie de la pratique, Editions Droz, 1972 ; édition revue et corrigée, Editions du Seuil, collection Point Essais, 2000, 429 p.
